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AquaDeep attire un nouvel investissement pour accélérer son expansion à l’export

20 sept.
3 min de lecture
AquaDeep aquaculture IA

AquaDeep, startup tunisienne spécialisée dans l’intelligence artificielle appliquée à l’aquaculture, annonce l’entrée de Go Big Partners à son capital. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé. Fondée par Mohamed Ben Ahmed, Mohamed Ali Chaambi et Youssef Chahed, la société développe des solutions combinant IA, vision par ordinateur et analyse de données pour automatiser et améliorer le suivi dans les élevages aquacoles.

Le besoin est opérationnel: dans les écloseries, le comptage, le suivi de la croissance et l’évaluation des larves reposent encore sur des interventions humaines répétitives. AquaDeep transforme ces opérations en données exploitables, pour un suivi plus rapide et une meilleure capacité de décision des producteurs. Le nouvel investissement doit accompagner une phase tournée vers le développement commercial et l’international, notamment vers les marchés américain et européen, là où l’écosystème aquacole est déjà structuré.

La startup avait déjà levé des financements pour développer sa technologie et s’était positionnée à l’export. Elle ne propose pas un logiciel d’IA généraliste, mais une solution métier destinée à l’industrie aquacole, avec un potentiel de déploiement au-delà de la Tunisie. À l’échelle internationale, l’IA gagne du terrain pour le suivi des poissons, l’estimation de la biomasse, la détection d’anomalies et l’optimisation des opérations d’élevage.

Les trois cofondateurs avaient été sélectionnés dans le Forbes Middle East 30 Under 30. Avec Go Big Partners, AquaDeep entre dans une nouvelle phase: convertir l’avance technologique en croissance commerciale, avec les États-Unis et l’Europe comme principaux relais d’expansion.



L’entrée de Go Big Partners au capital d’AquaDeep illustre un mouvement que la Chambre suit de près: des startups tunisiennes qui ancrent une expertise technologique dans un métier industriel précis, puis cherchent l’échelle à l’export. Pour les membres de la CCISTN et les entreprises du corridor Suisse-Tunisie, le signal est double. D’un côté, la Tunisie continue de produire des solutions numériques verticales, ici dans l’économie bleue. De l’autre, l’aquaculture et l’agroalimentaire suisses, très exigeants sur la productivité, la traçabilité et la maîtrise des coûts, sont des terrains naturels pour ce type d’outil.

Sur le plan Suisse-Tunisie, l’intérêt n’est pas de forger un partenariat inventé, mais de cartographier les points de rencontre réels: éditeurs de logiciels industriels, équipementiers aquacoles, acteurs de la logistique du froid, cabinets de conformité et investisseurs qui cherchent des technologies applicables. AquaDeep vend une capacité de mesure et de décision dans l’élevage. Les entreprises suisses présentes dans l’alimentation, les sciences de la vie ou les capteurs peuvent y lire une confirmation: la place tunisienne peut livrer de l’IA métier exportable, pas seulement de la sous-traitance générique.

Pour la Suisse au sens large, l’enjeu dépasse le bilatéral. Beaucoup de groupes suisses exportent vers l’Europe et l’Amérique du Nord des équipements, des intrants et des savoir-faire liés à l’agroalimentaire et à la précision. Une densification de solutions IA dans l’aquaculture élargit le tissu de partenaires potentiels, de clients intermédiaires et de co-développements. Elle rappelle aussi que la compétitivité d’une filière se joue là où l’on mesure, où l’on standardise et où l’on vend à l’international.

La CCISTN recommande à ses membres de suivre les verticales IA industrielles issues de Tunisie, d’échanger entre pairs sur les retours d’expérience d’implantation à l’export, et de solliciter la Chambre pour des mises en relation ciblées lorsque leur offre croise l’aquaculture, la data industrielle ou l’économie bleue.

Votre équipe CCISTN

Chambre de Commerce et d'Industrie Suisse-Tunisie

 
 
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