Tataouine : une centrale solaire de 120 MW à Remada Ouest, pour près de 80 millions d’euros

Le gouverneur de Tataouine, Amir Gabsi, a présidé le lundi 21 septembre 2026 une séance de travail consacrée à une centrale solaire photovoltaïque de 120 mégawatts à Remada Ouest, dans la délégation de Remada. Le projet s’inscrit dans la stratégie nationale visant à développer l’électricité renouvelable, à réduire le déficit énergétique et à porter la part des énergies renouvelables à 35 % de la production d’électricité d’ici 2030.
Le coût est estimé à près de 80 millions d’euros, sur environ 200 hectares. Une ligne aérienne haute tension de 225 kV, longue de 2 kilomètres, raccordera la centrale au réseau de la STEG via l’axe existant Borj Bourguiba–Tataouine.
La production annuelle est estimée à environ 260 gigawattheures, soit la consommation d’environ 200 000 habitants. Le projet devrait aussi éviter environ 130 000 tonnes de CO₂ par an et créer de nombreux emplois pendant le chantier, puis 10 à 15 postes permanents en exploitation.
Les travaux devraient démarrer au deuxième trimestre 2027, pour 15 à 18 mois, avec une mise en service prévue fin 2028. L’étude d’impact environnemental et social s’appuie sur les normes internationales et intègre un volet de responsabilité sociétale.
Pour STASE, ce projet à Remada Ouest illustre concrètement ce que peut donner un investissement renouvelable de grande taille dans le Sud tunisien: capacité, calendrier, raccordement réseau et suivi environnemental et social. Quatre points méritent d’être retenus pour la sensibilisation et pour les acteurs Suisse-Tunisie.
D’abord, le volume. Cent vingt mégawatts, près de 80 millions d’euros et environ 260 GWh par an, c’est une contribution mesurable à l’objectif national de 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2030. Le chiffre annoncé d’environ 130 000 tonnes de CO₂ évitées chaque année donne aussi un ordre de grandeur utile pour parler d’impact climatique sans abstraire le débat.
Ensuite, le calendrier. Travaux au deuxième trimestre 2027, chantier de 15 à 18 mois, mise en service fin 2028: il reste une fenêtre pour préparer le contenu local, la formation et l’emploi durable, au-delà des 10 à 15 postes permanents évoqués en exploitation. C’est souvent là que se joue l’acceptabilité régionale, au moins autant que dans les mégawatts.
Puis le réseau. La ligne 225 kV de 2 km vers la STEG rappelle qu’un parc solaire ne vaut que par sa connexion et par la qualité de l’intégration au système électrique. Les retours d’expérience suisses sur le dimensionnement réseau, le suivi de production et les standards ESG des bailleurs peuvent enrichir le dialogue technique, sans copier-coller de modèles.
Enfin, la gouvernance. L’étude d’impact environnemental et social aux normes internationales et le volet de responsabilité sociétale sont des leviers de transparence. STASE y voit un terrain privilégié pour lier transition énergétique, emploi local et confiance des communautés, et pour rapprocher entreprises, collectivités et partenaires suisses autour de projets mesurables dans le Sud.
L’équipe STASE



