Le fonds américain Advent s'offre Vermeg, le champion tuniso-britannique des logiciels financiers

Vermeg change de mains. Le fonds d'investissement américain Advent a signé un accord pour racheter l'éditeur de logiciels, spécialiste des technologies pour les marchés de capitaux et l'assurance-vie. Les vendeurs sont le fonds britannique Charterhouse Capital Partners et le fondateur, Badreddine Ouali. Les conditions financières n'ont pas été dévoilées.
Advent n'est pas seul. Une filiale détenue à 100 % par l'Abu Dhabi Investment Authority (ADIA), le fonds souverain d'Abou Dhabi, entre au capital comme actionnaire minoritaire. Badreddine Ouali reste lui aussi actionnaire. Il devient vice-président et garde un rôle sur la stratégie et la relation avec les clients.
Quand l'opération sera finalisée, Mike Ettling, Operating Partner chez Advent, prendra la présidence de Vermeg. Il préside déjà Sapiens et Syspro, deux autres sociétés du portefeuille du fonds. Advent veut accélérer les investissements dans les produits, dans l'intelligence artificielle et dans les relations clients.
Pour Douglas Hallstrom, directeur général d'Advent, Vermeg se trouve au croisement de grandes tendances. Il cite des règles de plus en plus complexes, l'harmonisation des opérations qui suivent les transactions financières et la souveraineté des infrastructures de marché. L'éditeur vient d'ailleurs d'être choisi par la Banque centrale des Émirats arabes unis pour son nouveau dépositaire central de titres.
La clôture de l'opération est attendue au premier semestre 2027, sous réserve des autorisations réglementaires.
Source : Ilboursa, Omar EL Oudi, 2 novembre 2026
Pour la CCISTN, cette opération est une excellente nouvelle pour l'écosystème tunisien. Elle montre qu'une entreprise fondée par un entrepreneur tunisien peut devenir un acteur mondial de la technologie financière et attirer des investisseurs de tout premier plan. Qu'un fonds américain comme Advent et le fonds souverain d'Abou Dhabi misent ensemble sur Vermeg en dit long sur la valeur de ses logiciels et de ses équipes.
Ce rachat confirme aussi que les talents tunisiens du numérique ont toute leur place sur les marchés les plus exigeants. Les banques, les assureurs et les infrastructures de marché demandent fiabilité, rigueur et un respect strict des règles. Le choix de Vermeg par la Banque centrale des Émirats pour son dépositaire central de titres le montre bien.
En Suisse, grande place financière, le sujet résonne fortement. Les banques, les gestionnaires de fortune et les assureurs suisses ont besoin d'outils capables de suivre des règles toujours plus nombreuses, et l'intelligence artificielle accélère ce mouvement. Des éditeurs nés en Tunisie comme Vermeg prouvent que nos deux pays ont des savoir-faire complémentaires dans la finance et le logiciel.
Le maintien de Badreddine Ouali comme actionnaire et vice-président est un signal rassurant. Il assure la continuité de la stratégie et de la relation avec les clients, au moment où l'entreprise entre dans une nouvelle étape de croissance.
La Chambre suivra avec attention la suite de l'opération, attendue au premier semestre 2027. Elle reste convaincue que les liens entre la Suisse et la Tunisie dans la technologie financière ont un bel avenir, et que des réussites comme celle de Vermeg ouvriront la voie à d'autres entreprises tunisiennes ambitieuses.
Votre équipe CCISTN
Chambre de Commerce et d'Industrie Suisse-Tunisie



