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Composants automobiles: Kunshan Chemitec envisage une unité en Tunisie

il y a 1 jour
3 min de lecture

Une entreprise chinoise de composants automobiles prospecte la Tunisie pour une unité de production. La Presse rapporte, le 15 septembre 2026, qu’une réunion s’est tenue au siège de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) avec une délégation de Kunshan Chemitec Automotive Components, conduite par son CEO.

Le projet, encore en phase de prospection, porterait sur une unité d’environ 4 000 m², pour un investissement d’environ 3 millions d’euros dans une première phase. Selon le communiqué de l’APII, cette phase devrait générer entre 30 et 50 emplois directs, un effectif susceptible d’évoluer avec l’avancement du projet.

La rencontre a permis d’échanger sur les opportunités du site Tunisie, le tissu industriel et les étapes nécessaires à la concrétisation. L’APII a présenté les procédures de création et d’implantation, ainsi que les mécanismes d’accompagnement, avantages fiscaux et incitations prévus par la législation. Des outils d’information ont été mis à disposition, notamment le tableau de bord des secteurs automobile et aéronautique et l’annuaire des entreprises industrielles, pour identifier des partenaires et apprécier les capacités locales.

Fondée en 2005, Kunshan Chemitec Automotive Components Co., Ltd. fabrique et exporte des faisceaux de câbles et des solutions de protection des câbles (rubans, gaines, tubes tressés, mousses) destinés surtout à l’automobile. Présente dans six pays, elle collabore avec plusieurs acteurs internationaux majeurs et poursuit sa démarche d’implantation en Tunisie.

Selon l’APII, cette dynamique conforte le positionnement de la Tunisie comme plateforme industrielle pour les composants automobiles et industries connexes.



Ce n’est pas encore une usine ouverte: c’est une prospection structurée, avec un ordre de grandeur clair, environ 3 millions d’euros, 4 000 m², 30 à 50 emplois en première phase. Pour la Chambre, le signal utile est ailleurs: la Tunisie reste dans le radar des équipementiers automobiles qui cherchent une base compétitive tournée vers l’international, y compris côté asiatique.

Premier point pour les membres suisses: la filière composants. Faisceaux de câbles et solutions de protection, ce sont des maillons de chaînes où la précision, la qualité et la logistique comptent autant que le coût. Des industriels suisses déjà présents en Tunisie, ou qui livrent des équipementiers européens, peuvent y lire des opportunités de sous-traitance, de fourniture, de contrôle qualité ou de partenariat local, dossier par dossier.

Deuxième point: la Chine ne fait pas que concurrencer, elle investit aussi. Après le débat UBS sur la production près des marchés, cette prospection rappelle que le Maghreb reste une option de plateforme pour desservir l’Europe et l’Afrique. La Tunisie y met en avant tissu industriel, compétences et positionnement géographique. Ce n’est pas une garantie de succès du projet Chemitec: c’est un argument de site à prendre au sérieux dans les arbitrages d’implantation.

Troisième point: le rôle des institutions. L’APII oriente procédures, incitations et cartographie sectorielle. Pour une PME suisse qui envisage une unité, une joint-venture ou un fournisseur tunisien, le même chemin compte: cadrage réglementaire, partenaires locaux, lecture fiscale, avant tout engagement.

Recommandations: suivre l’évolution de ce dossier sans le traiter comme acquis; cartographier les acteurs tunisiens du câblage et des composants déjà accessibles via l’annuaire industriel; qualifier avec la Chambre les besoins concrets, production, sourcing ou logistique. Écrivez-nous si vous voulez explorer un projet automobile ou de composants entre la Suisse et la Tunisie.

Votre équipe CCISTN

Chambre de Commerce et d'Industrie Suisse-Tunisie

 
 
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