top of page

UBS: face à la Chine, la Suisse doit produire davantage à l’étranger

il y a 2 jours
2 min de lecture

Face à la montée industrielle et technologique de la Chine, UBS appelle les entreprises suisses à produire davantage à l’étranger, au plus près de leurs marchés. C’est le message d’un rapport de la banque, publié jeudi et relayé par la RTS le 11 septembre 2026 sous la signature de Jean-Philippe Rutz.

Jusqu’ici, la Suisse était avantagée: ses exportations reposent sur des produits innovants à forte valeur ajoutée, pharmaceutique, instruments de précision, montres, machines spécialisées. Cette situation change. Maxime Botteron, économiste chez UBS, souligne que les exportations chinoises ont augmenté en volume et en qualité. Les catégories où la croissance a été la plus forte incluent les puces électroniques, l’automobile et les batteries, des produits à forte valeur ajoutée où la Chine est devenue vraiment compétitive.

Pour rester dans la course, UBS recommande de poursuivre les accords de libre-échange et l’innovation, un terrain où les entreprises suisses excellent depuis longtemps. Mais le retour d’un certain protectionnisme impose aussi une réflexion sur les lieux de production: implanter des capacités près des débouchés, réduire les risques douaniers et renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement. Autrement dit, délocaliser.

Sur l’emploi en Suisse, Maxime Botteron juge difficile d’anticiper l’impact. Il ne voit pas de contraction structurelle à terme, grâce au dynamisme des services, accéléré ces derniers trimestres. Pour le corridor Suisse–Tunisie, le débat ouvre une lecture concrète: où produire pour servir l’Europe et l’Afrique face à la concurrence chinoise.



Le diagnostic UBS ne parle pas de la Tunisie. Il parle de résilience: produire près des marchés pour absorber le protectionnisme et la montée en gamme chinoise. Pour la Chambre, c’est exactement le type de lecture qui intéresse les membres suisses qui exportent ou fabriquent, et qui cherchent des options hors Chine sans quitter l’espace euro-méditerranéen.

Premier point: la Suisse n’est plus protégée par sa seule spécialisation. Pharma, précision, montres, machines restent des atouts, mais la Chine gagne aussi sur la valeur ajoutée, puces, automobile, batteries. Une PME suisse qui ne réfléchit qu’au coût salarial rate le sujet. Le sujet, c’est l’accès au marché, les droits de douane et la continuité d’approvisionnement.

Deuxième point: « délocaliser » au sens UBS, c’est d’abord rapprocher la production des clients. La Tunisie peut entrer dans cette carte comme base de production et de logistique tournée vers l’Europe et l’Afrique du Nord, pour des industries où le savoir-faire, la proximité et le cadre réglementaire comptent. Ce n’est pas un substitut automatique à la Chine, ni une promesse CCISTN–UBS: c’est une option de nearshoring à évaluer dossier par dossier, secteurs, normes, énergie, compétences.

Troisième point: l’emploi suisse. UBS ne prévoit pas de contraction structurelle grâce aux services. Pour la place suisse, l’intérêt est de garder ici conception, R&D, finance et pilotage, tout en sécurisant des capacités industrielles à proximité. La Tunisie peut accueillir une partie de cette chaîne si les projets sont cadrés: partenariats locaux, conformité, qualité, délais.

Recommandations: cartographier les chaînes exposées à la Chine; tester des scénarios de production en Tunisie pour l’Europe et le Maghreb; mobiliser la Chambre pour la mise en relation, le cadre d’implantation et la lecture réglementaire. Écrivez-nous si vous voulez qualifier un projet de production, de sous-traitance ou de logistique Suisse–Tunisie.

Votre équipe CCISTN

Chambre de Commerce et d'Industrie Suisse-Tunisie

 
 
bottom of page