top of page

Électronique: le groupe français Eurostat ouvre une nouvelle unité industrielle à Tunis

il y a 19 minutes
3 min de lecture
Eurostat Tunis

Le groupe français Eurostat, spécialiste des équipements de protection contre les décharges électrostatiques, a choisi la Tunisie pour renforcer son dispositif industriel et préparer son développement sur les marchés africains et moyen-orientaux. Il a inauguré le 14 septembre 2026 une nouvelle unité industrielle à Tunis. Le site, d’une superficie de 1 500 m², regroupe plusieurs activités de production: thermoformage, usinage de moules et assemblage de solutions ESD destinées à l’industrie électronique, où les décharges électrostatiques peuvent endommager des composants sensibles.

Au-delà de la production, Eurostat Group entend s’appuyer sur Tunis pour développer ses activités commerciales au Moyen-Orient et en Afrique. Selon le groupe, cette implantation pourrait, à terme, contribuer à hauteur de 20 % à sa valeur globale. L’unité démarre avec 28 collaborateurs, un effectif appelé à évoluer avec la montée en puissance du site.

Cette arrivée s’inscrit dans le mouvement plus large des investissements français en Tunisie. D’après l’ambassade de France en Tunisie, le pays compte déjà environ 1 700 entreprises à participation française, représentant plus de 170 000 emplois. Pour les acteurs économiques qui suivent l’industrie électronique et les chaînes d’approvisionnement régionales, ce type d’implantation confirme l’intérêt renouvelé pour la base industrielle tunisienne.



L’ouverture d’une unité Eurostat à Tunis illustre un mouvement familier aux investisseurs européens: ancrer une capacité de production près d’un bassin de compétences, puis s’en servir comme point d’appui commercial vers l’Afrique et le Moyen-Orient. Pour les membres de la Chambre et les entreprises du corridor Suisse–Tunisie, le signal est concret. La Tunisie continue d’attirer des industriels spécialisés, ici dans la protection ESD, un maillon discret mais critique des chaînes électroniques. Les acteurs suisses présents en électronique, en sous-traitance de précision, en packaging technique ou en équipements pour salles propres peuvent y lire une confirmation: la place tunisienne reste pertinente pour produire, assembler et desservir des marchés voisins depuis une base méditerranéenne.

Sur le plan Suisse–Tunisie, l’intérêt n’est pas de forcer un parallèle avec chaque ouverture d’usine, mais de cartographier les besoins qui naissent autour d’un site: fournisseurs, formation, logistique, normes qualité et accès aux marchés d’exportation. Une unité de 1 500 m² qui démarre avec une trentaine de collaborateurs crée une demande progressive en composants, outillage, services et compétences. Les entreprises membres qui opèrent déjà entre la Suisse et la Tunisie ont intérêt à vérifier si leur offre croise ces besoins, et à se positionner tôt, avant que les chaînes d’approvisionnement ne se figent.

Pour la Suisse au sens large, l’enjeu dépasse le seul corridor bilatéral. Beaucoup de groupes suisses exportent vers l’Europe, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient des équipements, des composants et des savoir-faire liés à l’électronique et à l’industrie de précision. Une densification industrielle en Tunisie, y compris sous impulsion française, peut élargir le tissu de partenaires potentiels, de sous-traitants et de clients intermédiaires. Elle rappelle aussi que la compétitivité d’une chaîne se joue là où l’on produit, où l’on forme et où l’on livre. Suivre ces implantations et croiser les réseaux d’affaires reste le meilleur moyen d’identifier des opportunités réelles.

La CCISTN recommande à ses membres de surveiller les filières ESD et électronique en Tunisie, d’échanger entre pairs sur les retours d’expérience d’implantation, et de solliciter la Chambre pour des mises en relation ciblées lorsque leur offre répond à ce type de projet.

Votre équipe CCISTN

Chambre de Commerce et d'Industrie Suisse-Tunisie

 
 
bottom of page