Ennakl Automobiles accélère sur l’ESG : énergie, mobilité électrique et gouvernance

Ennakl Automobiles fait de l’ESG un axe de sa stratégie d’entreprise, au-delà des seuls indicateurs financiers. Structurée dès 2024 avec l’accompagnement de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis, la démarche est entrée en 2025 dans une phase de consolidation via le rapport ESG 2025.
Le distributeur automobile agit dans un secteur en mutation : véhicules électriques et hybrides, nouvelles technologies et exigences environnementales croissantes. Ennakl distribue des bornes Wallbox en Tunisie et a mené une analyse de double matérialité. Priorités : climat, eau, déchets et batteries, bien-être des salariés, service client, éthique et conformité.
Entre 2024 et 2025, l’entreprise a déployé des centrales photovoltaïques à La Goulette et Charguia II pour 1,402 million de dinars. La consommation électrique des sites suivis a atteint 1,862 million de kWh en 2025, pour 4 836 tonnes de CO₂ équivalent et 20 675 m³ d’eau.
Sur les déchets d’atelier, un système de tri et de valorisation a été engagé. Le bâtiment de Charguia a été achevé en 2025 pour 101 000 DT ; celui de La Goulette, budgété à 125 000 DT, devait se poursuivre jusqu’au premier trimestre 2026. Trois collecteurs agréés gèrent les déchets dangereux.
En 2025, Ennakl comptait 390 collaborateurs (contre 331 en 2024), dont 22 % de femmes, et a consacré 147 922 DT à la formation. Un comité ESG créé en janvier 2024, validé par le Conseil d’administration, a été renforcé en 2025 par un responsable HSE. Pour 2026, le groupe vise une triple transition énergétique, écologique et digitale.
Source : Tunisie Numérique, 28 septembre 2026.
Lien source : https://www.tunisienumerique.com/ennakl-automobiles-esg-strategie-durabilite-transition-automobile/
Pour STASE, le cas Ennakl Automobiles montre qu’une stratégie ESG crédible dans l’automobile tunisienne commence par des chiffres et une gouvernance, pas seulement par un label. Le rapport ESG 2025, préparé après l’accompagnement de la Bourse de Tunis, fixe des données standardisées, une lecture de double matérialité et un rattachement direct à la direction. C’est la condition pour passer d’actions ponctuelles à un système de décisions.
En Suisse, les entreprises de la mobilité intègrent depuis plusieurs années la mesure des flux (énergie, eau, déchets dangereux) et le reporting extra-financier dans le pilotage opérationnel. L’enseignement utile pour la Tunisie n’est pas de copier un cadre réglementaire européen, mais d’adopter la même discipline : investir là où le risque et l’impact sont les plus élevés. Chez Ennakl, le photovoltaïque (1,402 MD), les bâtiments de tri et les collecteurs agréés pour batteries et huiles répondent exactement à cette logique.
Le volet social mérite la même attention. Passer de 331 à 390 collaborateurs, former 100 % des équipes à l’éthique et investir plus de 147 000 DT en formation continue, c’est traiter le capital humain comme un actif de transition. En Suisse, la montée en compétences autour de la mobilité électrique et de la sécurité atelier est souvent le vrai goulot d’étranglement. La Tunisie peut tirer le même fil si les distributeurs et les ateliers après-vente anticipent les métiers de demain.
Enfin, la « triple transition » annoncée pour 2026 (énergétique, écologique, digitale) ne tiendra que si les investissements restent traçables et si les marchés publics et privés valorisent ces preuves. STASE y voit un levier concret pour accélérer, en Tunisie, une économie plus sobre sans sacrifier la compétitivité des acteurs de la distribution automobile.
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