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La Tunisie au premier rang mondial pour la part de diplômés en sciences et en ingénierie

il y a 7 jours
3 min de lecture
Diplômés en sciences et en ingénierie en Tunisie

Sur cent diplômés du supérieur en Tunisie, près de trente-huit sortent d'une filière scientifique ou technique. Avec 37,9 %, le pays arrive au premier rang mondial pour cet indicateur du Global Innovation Index 2026, publié par l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). La mesure regroupe les sciences naturelles, les mathématiques, les statistiques, les technologies de l'information et de la communication, l'ingénierie, l'industrie et la construction, en pourcentage de l'ensemble des diplômés de l'enseignement supérieur. La Tunisie devance l'Ouzbékistan (36,8 %), les Émirats arabes unis (36,5 %), Brunei (35,9 %) et l'Allemagne (35,8 %). L'écart avec la première économie européenne reste modeste, environ deux points, mais il place un pays à revenu intermédiaire devant des systèmes universitaires bien plus richement dotés. Ce résultat n'est pas un accident. Selon la fiche pays de l'OMPI, la part tunisienne a même légèrement progressé d'une année sur l'autre, et la dépense publique d'éducation figure aussi parmi les points forts du pays dans le classement. Il faut toutefois lire ce chiffre pour ce qu'il est : il mesure la part de ces filières parmi les diplômés, pas le nombre total d'ingénieurs ni la performance globale d'innovation. Les données portent sur l'année 2023, dernière année disponible dans l'édition 2026 de l'indice. La Tunisie y obtient donc un premier rang mondial sur un indicateur précis, celui de l'orientation de ses étudiants vers les sciences et la technique.


Source : OMPI, Global Innovation Index 2026, indicateur 2.2.2 « Graduates in science and engineering » (données 2023) ; Yassine Atoui, Tunisie Numérique (News Tunisia), 12 octobre 2026.


Pour la CCISTN, ce premier rang confirme ce que beaucoup d'entreprises suisses installées en Tunisie constatent déjà sur le terrain : le pays forme chaque année une part élevée de jeunes en ingénierie, en informatique et en sciences. Ce vivier est un atout concret pour les sociétés qui cherchent des compétences techniques à quelques heures de vol de Genève, de Zurich ou de Bâle, dans un fuseau horaire proche et avec une pratique courante du français. La première piste est d'installer une partie de l'activité en Tunisie, tout près de la Suisse. Développement logiciel, bureaux d'études, contrôle qualité, maintenance industrielle ou ingénierie de production peuvent s'appuyer sur des équipes tunisiennes bien formées, en lien étroit avec les sites suisses. Mais l'intérêt va au-delà de la sous-traitance. Des partenariats avec les écoles d'ingénieurs et les universités tunisiennes permettent de construire des stages, des projets de fin d'études ou des programmes de recherche appliquée, et d'identifier très tôt les profils prometteurs. Pour des PME suisses qui peinent à recruter chez elles, c'est une piste sérieuse. Il faut cependant rester lucide. Ce chiffre dit la part des diplômés scientifiques, pas leur nombre absolu, ni leur niveau d'expérience, ni la facilité à les retenir. La mobilité des ingénieurs vers l'Europe est réelle, et le même indice montre que la recherche menée en entreprise reste encore limitée en Tunisie. Réussir un projet demande donc de l'encadrement, de la formation continue et des conditions de travail attractives, ainsi qu'une bonne connaissance du cadre juridique et administratif local. C'est précisément le rôle de la Chambre : mettre en relation les entreprises suisses avec les bons interlocuteurs en Tunisie, partager l'expérience de nos membres et aider chaque projet à partir sur des bases solides. Ce premier rang mondial est une bonne nouvelle. À nous d'en faire des collaborations durables entre nos deux pays.


Votre équipe CCISTN

Chambre de Commerce et d'Industrie Suisse-Tunisie

 
 
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