top of page

NASA: le Tunisien Mahdi Benna dirige le projet LEMS pour le pôle Sud de la Lune

il y a 6 jours
3 min de lecture

La NASA a confié à un scientifique tunisien la direction d’un projet clé du programme Artemis. Successful Tunisia rapporte, le 10 septembre 2026, que le Dr Mahdi Benna dirige LEMS, un système conçu pour surveiller l’environnement lunaire, notamment au pôle Sud.

LEMS s’appuie sur des instruments de haute précision, dont des équipements destinés à mesurer l’activité sismique à la surface de la Lune. Les données recueillies doivent permettre d’étudier les vibrations liées aux séismes lunaires et aux impacts de météorites, afin de mieux comprendre la structure interne de la Lune et les conditions auxquelles seront confrontées les futures missions habitées.

Le système est conçu pour fonctionner de manière autonome: produire son énergie, conduire les opérations scientifiques et transmettre les données vers la Terre. C’est un outil structurant pour la recherche liée à l’exploration lunaire, pas une simple expérience ponctuelle.

Le parcours de Mahdi Benna commence en Tunisie, à l’ENIT, en génie électrique et communications radio, avant une formation en sciences spatiales en France. Il a ensuite participé à des missions consacrées à la Lune et à Mars, ainsi qu’à plusieurs projets scientifiques de la NASA, avec une production scientifique en sciences planétaires et spatiales.

Avec LEMS, Successful Tunisia souligne une présence tunisienne dans des domaines technologiques parmi les plus avancés. Pour les entreprises et les talents du corridor Suisse–Tunisie, c’est un signal de crédibilité scientifique à suivre.



La nomination de Mahdi Benna à la tête de LEMS n’est pas un fait divers spatial. Pour la Chambre, c’est un signal sur le capital humain tunisien dans les technologies de pointe, au moment où la Suisse cherche des compétences rares en instrumentation, data, énergie autonome et systèmes critiques.

Premier enseignement: la chaîne de formation compte. ENIT, puis les sciences spatiales en France, puis des missions Lune et Mars: le parcours rappelle que les talents tunisiens se construisent entre excellence locale et mobilité internationale. Les membres de la Chambre qui recrutent des ingénieurs, des profils radio, data ou systèmes ont intérêt à regarder ce vivier sans le réduire à l’offshoring bas coût.

Deuxième enseignement: LEMS est un système autonome, énergie, opérations, transmission. Ce n’est pas seulement de la recherche pure. Des entreprises suisses actives dans les capteurs, le spatial, la précision mécanique, l’énergie embarquée ou le traitement de signaux peuvent y lire des analogies industrielles utiles, même sans aucun lien contractuel avec la NASA ni avec LEMS. La Chambre ne revendique aucune relation CCISTN–NASA: elle lit un mouvement de marché de compétences.

Troisième enseignement: la diaspora scientifique est un levier de rayonnement bilatéral. Mettre en avant des trajectoires comme celle de Benna sert les deux rives: crédibilité de la Tunisie auprès d’investisseurs et d’universités suisses, et accès pour la place suisse à des réseaux de recherche et de formation déjà éprouvés. La coopération scientifique Suisse–Tunisie gagne à être concrète: stages, double diplômes, projets d’instrumentation, transfert de méthodes, pas seulement des communiqués.

Recommandations: cartographier les filières ENIT et voisines utiles aux besoins suisses; relier les membres tech et precision engineering à des partenaires académiques tunisiens; utiliser ce type de succès comme preuve de sérieux dans les conversations d’investissement et de mobilité. La Chambre peut faciliter ces mises en relation.

Écrivez-nous si vous voulez qualifier un projet de recrutement, de R&D ou de coopération scientifique entre la Suisse et la Tunisie.

Votre équipe CCISTN

Chambre de Commerce et d'Industrie Suisse-Tunisie

 
 
bottom of page