Béja 2 : Kromberg & Schubert inaugure sa deuxième usine de câbles automobiles

Le 1er octobre 2026, le groupe allemand Kromberg & Schubert a inauguré « Béja 2 », sa deuxième usine de câbles automobiles dans la zone industrielle de Béja. Le site s’étend sur 60 000 m². Coût annoncé : environ 270 millions de dinars (construction et équipement), avec un objectif d’investissements autour de 300 millions de dinars.
Selon le directeur général du site, Wissam Badri, « Béja 2 » emploie déjà environ 2 600 personnes. Les effectifs devraient passer à 3 500 en 2027, puis à 6 000 en 2028, pour viser près de 7 500 emplois sur ce seul site à l’horizon 2029. En cumulant « Béja 1 » et « Béja 2 », le groupe projette alors près de 14 700 emplois dans la région et un chiffre d’affaires global d’environ 1,5 milliard de dinars.
Wissam Badri présente « Béja 2 » comme la plus grande unité de production du groupe en Tunisie et l’une des plus importantes de son réseau international. La cérémonie s’est tenue en présence notamment d’Afef Chachi Tayari, cheffe de cabinet du ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, du gouverneur de Béja Ahmed Ben Kharrat, de l’ambassadrice d’Allemagne Elisabeth Wolbers et du président de l’UTICA Samir Majoul.
Afef Chachi Tayari a rappelé que plus de 300 entreprises sont actives dans la filière automobile en Tunisie, pour plus de 120 000 emplois. Elisabeth Wolbers a souligné la densité du partenariat tuniso-allemand, avec environ 300 entreprises allemandes employant quelque 100 000 personnes dans le pays.
Source : Agence TAP, reprises Mosaïque FM (1er octobre 2026) et Webmanagercenter / Tunisie Numérique (2 octobre 2026).
Pour la CCISTN, l’inauguration de « Béja 2 » confirme qu’un investissement industriel de long terme peut encore se déployer hors du Grand Tunis, avec un effet d’entraînement mesurable sur l’emploi régional. Kromberg & Schubert, présent à Béja depuis 2008, ne se contente pas d’une extension marginale : un second site de 60 000 m², des centaines de millions de dinars engagés et une trajectoire d’emploi qui place le nord-ouest au cœur d’une chaîne mondiale de composants automobiles.
L’angle européen est clair. L’Allemagne reste un pilier de l’implantation industrielle en Tunisie. Les chiffres rappelés lors de la cérémonie (centaines d’entreprises allemandes, cent mille emplois) donnent le cadre dans lequel s’inscrit ce projet. Pour les acteurs suisses et tunisiens qui regardent la filière auto et électronique, le message est double : la Tunisie conserve une capacité d’absorption de projets exportateurs à grande échelle, et les régions peuvent devenir des pôles de production si l’écosystème local (compétences, foncier industriel, accompagnement administratif) suit.
Béja 2 n’est pas seulement une annonce d’emplois. C’est un test de crédibilité pour la montée en gamme : répondre à de nouveaux besoins clients, tenir des normes exigeantes et ancrer durablement des compétences techniques. Le succès se lira dans le rythme de recrutement jusqu’en 2029 et dans la capacité du tissu local à fournir et former les profils demandés.
La Chambre y voit aussi un signal utile pour ses membres : la compétitivité tunisienne dans les composants et l’assemblage électronique reste un levier de dialogue économique Suisse-Tunisie, au-delà des seules opérations à Tunis. Suivre de près ces implantations allemandes aide à comprendre où se jouent les prochaines décisions d’investissement européen dans le pays.
Votre équipe CCISTN
Chambre de Commerce et d’Industrie Suisse-Tunisie



