Plan 2026-2030 : 101,8 milliards de dinars pour 21 100 projets

Adopté en juillet 2026, le Plan de développement 2026-2030 fixe les orientations économiques et sociales de la Tunisie pour cinq ans. Il prévoit 101,8 milliards de dinars d'investissement pour environ 21 100 projets et programmes, dont près de 70 % de portée locale.
Élaboré selon une approche ascendante, à partir des propositions des conseils locaux, régionaux et de districts, le Plan s'articule autour de huit piliers: croissance, réduction des disparités régionales, compétitivité, infrastructures, transition énergétique, services publics, gouvernance et préservation des ressources naturelles.
Le gouvernement vise une croissance annuelle moyenne d'environ 4,2 % à l'horizon 2030. L'investissement serait le principal moteur, en hausse de 9,8 %, contre 3 % pour la consommation. Secteurs attendus: industries mécaniques et électriques, extractives, construction, hôtels et restaurants.
Le Plan prévoit de ramener le déficit budgétaire autour de 3 % du PIB et de maintenir la dette publique sous 80 % du PIB. Côté social, la Tunisie vise une pauvreté inférieure à 15 %, une place dans la catégorie « très élevé » de l'indice de développement humain, et une hausse des bénéficiaires du programme Amen, de 377 000 en 2025 à 653 000 en 2030.
Sur l'énergie, l'objectif est de porter les renouvelables à 35 % du mix électrique et de réduire de 30 % la consommation d'énergie primaire. Le financement reposerait sur l'État (61 %), les entreprises publiques (30 %) et les PPP (9 %), notamment dans les déchets, l'assainissement, les renouvelables et le transport.
Source: Managers.tn, 23 septembre 2026.
Pour la Chambre de Commerce et d'Industrie Suisse-Tunisie, ce Plan 2026-2030 constitue une grille de lecture utile pour les entreprises suisses et tunisiennes qui anticipent projets, partenariats et implantation.
Le volume, 101,8 milliards de dinars et environ 21 100 projets, dont près de 70 % de portée locale, ouvre un champ large pour l'ingénierie, les équipements, les services et les financements structurés. Les secteurs cités, industries mécaniques et électriques, extractives, construction, hôtellerie et restauration, croisent déjà des savoir-faire suisses présents ou potentiels en Tunisie.
Trois angles méritent l'attention des acteurs bilatéraux. D'abord le mix de financement: 61 % État, 30 % entreprises publiques, 9 % PPP. Les PPP dans les déchets, l'assainissement, les renouvelables et le transport sont précisément des domaines où des opérateurs et bailleurs européens, y compris suisses, ont une expérience de montage, de conformité et de suivi ESG.
Ensuite la trajectoire macro: croissance autour de 4,2 %, investissement en hausse de 9,8 %, déficit vers 3 % du PIB et dette sous 80 %. Ces cibles conditionnent la crédibilité du Plan auprès des investisseurs. Elles rejoignent aussi le message porté par la Chambre sur la confiance comme condition de l'investissement.
Enfin la transition énergétique et l'eau: 35 % de renouvelables dans le mix électrique, −30 % sur l'énergie primaire, modernisation des réseaux d'eau et d'assainissement. Ces objectifs prolongent des chantiers déjà suivis par STASE et par le blog de la Chambre, et offrent des points d'entrée concrets pour des partenariats technologiques et industriels.
La CCISTN invite ses membres et prospects à lire ce Plan comme une carte d'opportunités, à condition de croiser les enveloppes annoncées avec les appels d'offres, les régimes d'autorisation et la banqueable des projets locaux.
Votre équipe CCISTN
Chambre de Commerce et d'Industrie Suisse-Tunisie



